Depuis Galilée qui distingua les satellites de Jupiter et les taches à la surface du Soleil, les astronomes recherchent des détails de plus en plus petits dans les images des objets célestes que leur donnent leurs télescopes. Ainsi les étoiles, qui paraissent à l’oeil des points lumineux, le demeurent-elles lorsqu’on utilise un télescope qui « grossisse » davantage ? Plusieurs phénomènes bien connus empêchent de distinguer dans une image des détails aussi fins que l’on voudrait : le diamètre du télescope utilisé, l’agitation de l’atmosphère terrestre, la longueur d’onde de la lumière observée limitent cette capacité, que l’on appelle résolution angulaire. Mais depuis quelques décennies, les astronomes et les opticiens ont trouvé le moyen de contourner ces limitations, en inventant des procédés ? optique adaptative, interférométrie - qui ont transformé notre connaissance des objets célestes : détails à la surface des étoiles, jets de matière éjectés par étoiles et galaxies, découverte d’un trou noir au centre de notre Galaxie (voir image jointe du centre galactique obtenue par optique adaptative), images d’exoplanètes, autant de résultats récents donnés par ces superbes machines que sont les télescopes, ou les réseaux de télescopes, qui portent le nom de Hubble Space Telescope, de Very Large Telescope européen, de Very Large Array, ou de nouveaux instruments en construction. La quête de la finesse s’arrêtera t’elle un jour ? Quels espoirs peut-on placer en elle ?
