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- Natasha Pinol, Ian Osborne, Eric Michel, Michel Auvergne, Annie Baglin et Richard Bonneville
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(Observatoire de Paris)
Les premières données collectées par le télescope spatial Corot, lancé en décembre 2006, sont très utiles pour comprendre comment vibrent et bouillonnent les étoiles proches comparables au Soleil. Après plus d’un an d’analyse, ces nouvelles informations confirment tout l’intérêt des observations effectuées depuis l’espace afin d’obtenir des renseignements inédits sur la structure intérieure de ces astres et l’évolution générale de notre Galaxie, la Voie lactée. Ces résultats n’auraient pas pu être acquis à l’aide des télescopes au sol.
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- Eric Michel
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(Observatoire de Paris)
Éric Michel, du Laboratoire d’Études Spatiales et d’Instrumentation en Astrophysique, à l’Observatoire de Paris, et ses collaborateurs en France, Autriche, Allemagne, Brésil, Belgique ou d’un institut associé à l’Agence spatiale européenne ESA ont ainsi montré que trois étoiles un peu plus chaudes que le Soleil (HD 49933 de la constellation de la Licorne et HD 181420 et HD 181906 de la région de l’Aigle) sont affectées de vibrations et d’effets de granulation plus intenses que ceux qui parcourent l’enveloppe externe de l’astre du jour.
Défi scientifique majeur
Les oscillations stellaires sont plus vigoureuses de 50 % et la granulation s’avère trois fois plus forte que celle du Soleil. Ce niveau reste toutefois inférieur de 25 % à ce que prévoyaient les modèles sur la base de l’identité de ces étoiles de masses comprises entre 1,2 et 1,4 fois celle du Soleil. L’écart révèle la complexité des phénomènes dynamiques et les interrelations - échanges d’énergie - entre oscillations globales et granulation chaotique.
Ces informations ont été présentées en conférence de presse mercredi 22 octobre, dans la salle du conseil de l’Observatoire de Paris, sur une initiative du magazine Science édité par l’American Association for the Advancement of Science AAAS à but non-lucratif. Y sont intervenus successivement Éric Michel, Michel Auvergne et Annie Baglin du LESIA ainsi que Richard Bonneville directeur adjoint du Centre national d’études spatiales.
« La détection et la caractérisation des résonances des étoiles, similaires à celles découvertes sur le Soleil à la fin des années 1970, constitue un objectif majeur de la mission Corot », indique Éric Michel. « Il nécessite de déceler des variations de luminosité équivalentes à une partie pour un million dans le rayonnement reçu. Le défi a été relevé haut la main. » Une jeune discipline - l’astérosismologie, ou sismologie stellaire - gagne ainsi ses lettres de noblesses. Comme les géophysiciens utilisent les tremblements de terre afin de sonder le cœur de notre planète, les astronomes se renseignent sur l’intérieur des astres en décodant le signal de vibration qui module leur émission lumineuse.
Sur son orbite de 900 kilomètres d’altitude, le satellite CoRoT est équipé d’un télescope de 27 centimètres de diamètre qui surveille simultanément les infimes variations d’éclat de 10 étoiles brillantes et 12 000 autres étoiles plus ténues. « La précision de fonctionnement est telle que la lumière parasite de la Terre doit être atténuée 1000 milliards de fois », indique Michel Auvergne responsable instrumental de l’équipe CoRoT au LESIA.
Résultat de premier plan
« La publication par Science nous honore et consacre la qualité des données spatiales obtenues – pour la première fois - au long cours sans aucune interruption sur des périodes de deux à cinq mois. Elle salue le résultat le plus significatif et contraignant du télescope Corot en près de deux ans de moisson », affirme Annie Baglin investigatrice principale de la mission au LESIA. « Entre 300 et 400 chercheurs s’activent pour exploiter l’ensemble des informations reçues. La diffusion à la communauté commencera en décembre prochain puis, en février 2009, un symposium international les présentera à Paris. »
« La science est de loin le domaine le plus excitant des activités spatiales », indique Richard Bonneville directeur adjoint des programmes et de la stratégie du Centre national d’études spatiales qui a financé 70 % du projet CoRoT. « On peut déjà annoncer que la mission sera prolongée au-delà de sa durée de vie nominale de trois ans prévue pour s’achever fin 2009. »
Contact
Éric Michel
Astronome
LESIA
+33 (0) 1 40 51 78 76
eric.michel@obspm.fr
Référence
« CoRoT measures solar-like oscillations and granulation in stars hotter than the Sun », Science, 24 octobre 2008
Chercheurs signataires
Eric Michel, Annie Baglin, Michel Auvergne, Claude Catala, Reza Samadi, Marc-Antoine, Marie-Jo Goupil, Yveline Lebreton, Benoît Mosser, Georges Alecian, Anne-Marie Hubert, Coralie Neiner
LESIA Laboratoire d’Études Spatiales et d’Instrumentation en Astrophysique
GEPI Galaxies, Étoiles, Physique et Instrumentation
LUTH Laboratoire de l’Univers et de ses Théorie)
à l’Observatoire de Paris
La collaboration comprend d’autres scientifiques attachés aux universités de Paris, Paris Sud, Nice, Toulouse, au CEA et au Cnrs, ainsi que les partenaires en Autriche, Danemark, Belgique, Grande-Bretagne, Belgique, Portugal, Brésil, Espagne, Allemagne, Italie et l’Agence spatiale européenne.
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