Préface de Jean-Claude Pecker, Membre de l’Institut (Académie des Sciences), Professeur honoraire au Collège de France Avec ses enthousiasmes, ses éclats de colère, ses zones d’ombre et ses travaux acharnés, avec ses amours champêtres et ses foucades soudaines, Lalande (1732-1807) est un personnage complexe, souvent attachant, parfois irritant - sans doute l’un des plus grands astronomes français du XVIIIe siècle. Les autres aspects de sa personnalité ont autant d’importance - dans sa vie comme dans son siècle - que ses activités d’astronome : dans la grande tradition des encyclopédistes, c’est un humaniste. On sait qu’il contribua notamment à la mesure du méridien de Paris et à la définition du mètre étalon,mais il stigmatisa les excès révolutionnaires autant que ceux que commirent les contre-révolutionnaires.
Coédition Vuibert / Observatoire de Paris, juin 2007
Auteur : Simone Dumont, astronome honoraire à l’Observatoire de Paris
360 pages
35 €
Auteur de nombreux ouvrages, professeur au Collège de France (qu’il administra un certain temps et devant lequel il fit planter un “arbre de la liberté”), directeur de l’Observatoire de Paris, Membre de l’Académie des sciences, il se consacra à la divulgation des idées scientifiques et, passionné par les relations internationales, il fut sans doute l’un des pionniers de la coopération.
De cette personnalité parfois contradictoire, Simone Dumont trace un portrait fouillé et rigoureux. L’oubli dans lequel tomba jadis Lalande est le prix de son caractère d’opposant. C’est pour ce qu’il fut, autant que pour ce qu’il fit que nous devons aujourd’hui notre affection à cet ennemi des dogmes et du pouvoir personnel.
