Observatoire des vanités

Sur ce thème récurrent de l’histoire de l’art qui met en scène l’homme face à la conscience de la mort : memento mori (souviens toi que tu vas mourir) le sujet « Observatoire des vanités » présente ici une série de portraits photographiques en pied enregistrés au hasard des rencontres dont la plupart sont des acteurs de l’espace scientifique de l’Observatoire.

Claude Courtecuisse Claude Courtecuisse, artiste designer, enseignant, vit et travaille à Lille et Paris. Diplômé des Arts appliqués de Paris et de l’ENS (Ecole Normale Supérieure de l’ Enseignement Technique) il devient professeur à l’Ecole régionale des Beaux Arts de Lille de 1970 à 1987, dont il assure la direction entre 1987 et 1989. Il est membre du comité technique du FRAC Nord Pas de Calais de 1982 à 1989. De 1989 à 1992 il occupe un poste d’inspecteur principal des enseignements artistiques au Ministère de la Culture. Chargé de cours et conseiller pédagogique à l’Ecole Camondo jusqu’en 1998, il a été professeur agrégé à l’Ecole Olivier de Serre (Paris) de 1994 à 2001. Il intervient à l’E.N.S. Cachan pour la préparation pour l’épreuve de leçon à l’agrégation d’Arts appliqués.

Vanité 1
Observatoire des Vanités

Le projet, Observatoire des Vanités, se situe, dans un contexte très spécifique, celui de l’Observatoire de Paris. Il consistait à inviter les différents acteurs de ce site mais aussi les nombreux intervenants et visiteurs de passage à se confronter à ce thème qui est apparu insolite, provocateur, dérangeant, parfois séduisant, mais certainement loin d’un univers terrestre que la nostalgie rendrait triste de perdre…

Mot de l’artiste :

« A la suite de la libération d’un atelier d’artiste j’ai conservé le désordre des objets abandonnés dont l’hétérogénéité m’est apparue porteuse de sens dans la mesure où elle exprimait l’image d’un univers qui aujourd’hui apparaît soumis constamment à des télescopages de genres, d’idées, d’actions, de sens. J’ai installé au centre de la pièce une colonne afin de porter et mettre en scène le crâne à hauteur de main. La colonne est un isolateur de haute tension récupéré qui prend sens par son origine liée à la technologie des énergies. Peut on y percevoir une métaphore de la mort comme une rupture de cette transmission d’énergie avec la réalité vécue de ce monde actuel…. même si celle ci, offerte au visiteur, dans sa scénographie éclatée, relève plus d’un chaos annoncé. Vanités 2

Ici la photographie en tant que technique de création procède essentiellement de l’enregistrement, du constat, de la capitalisation des passages, des postures, des choix scénographiques. Elle refuse «  l’instant décisif » pour offrir une composition pensée choisie élaborée. C’est toujours le même cadrage, la même photographie, mais à chaque fois différente… Le parti pris sériel s’offre au regard qui analyse, questionne, interroge. Chaque option se confronte aux autres et prend sens par le jeu des comparaisons. Le panorama psychologique des multiples appropriations du sujet est vaste. Entre le grave, le méditatif, l’ironique, le ludique, l’indifférent ou le référé cultivé, les expressions et les sentiments semblent rivaliser dans leurs interrogations intimes face à l’espace scénique de son décor éclaté. »

Les enregistrements ont été réalisés entre Mars et Novembre 2009 captant le passage de 155 personnes.

En tant qu’artiste, photographe, sculpteur et designer, Claude Courtecuisse a réalisé des commandes publiques pour le ministère de la Culture et plusieurs de ses œuvres ont été acquises par le Musée d’Art Moderne de Villeneuve d’Ascq, le Centre Georges Pompidou, le Musée des Arts décoratifs et le Frac Nord Pas de Calais. En 2007 une exposition « Détours d’Objets » présente son travail au Centre Pompidou.

Mis à jour le 28 juillet 2011
 
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