Accueil > Manifestations > 2009 : AMA > 2009 : AMA
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Les Nuits de l’Observatoire de Paris
Tous les vendredis jusqu’au 23 octobre 2009

En cette Année mondiale de l’astronomie, l’Observatoire de Paris instaure un rendez-vous régulier d’observation publique du ciel nocturne. Ce cycle des Nuits de l’Observatoire de Paris se tient tous les vendredis soirs jusqu’au 23 octobre. Il se clôturera avec la manifestation des « 50 heures d’astronomie » ou « Nuits galiléennes » afin de scruter les satellites de Jupiter découverts par Galilée il y a juste 400 ans…

Nuits de l'Observatoire
- Tous les vendredis soirs, une conférence publique
A 20h30, salle de l’Atelier.
Accès par le 77 av. Denfert-Rochereau, Paris 14e

- Puis des observations sur instruments mobiles à partir de 21h45
Dans les jardins publics voisins. Sans inscription préalable.
Accès 98 boulevard Arago, Paris 14e

- Dans les deux cas, entrée libre dans la limite des places disponibles.

En partenariat avec l’IAP, la SAF, Planète Sciences.

PROGRAMME DES CONFÉRENCES

Octobre 2009

- 16 octobre 2009
Thierry Fouchet Panorama des atmosphères planétaires par Thierry Fouchet astronome à l’Observatoire de Paris - Laboratoire d’Etudes Spatiales et d’Instrumentation en Astrophysique LESIA

Les atmosphères des planètes et satellites du Système solaire présentent une grande variété de composition chimique, d’épaisseur, et de climat. Pourtant toutes les atmosphères évoluent suivant les mêmes lois de la dynamique et partagent la même source de chaleur, le Soleil. La conférence présentera ainsi comment la masse de la planète, la distance au Soleil, la vitesse de rotation de la planète influencent le climat et l’évolution de la composition chimique d’une atmosphère au cours de l’histoire du Système solaire.

- 23 octobre 2009
Clôture des« Nuits de l’Observatoire de Paris » dans le cadre de l’opération nationale « Nuits galiléennes » (50 heures d’astronomie)


Déjà passé  : conférences précédentes

Avril 2009

- 3 avril
Éric Gourgoulhon Les trous noirs : de la théorie aux observations astronomiques par Éric Gourgoulhon, directeur de recherche CNRS au Laboratoire Univers et Théories LUTH – Observatoire de Paris

Au cours du XXe siècle, le trou noir est passé du statut de « curiosité mathématique », comme solution des équations de la relativité générale, à celui d’objet astrophysique à part entière, au coeur de nombreuses observations : binaires X, noyaux actifs de galaxies, quasars, source Sgr Au centre de la Voie Lactée, etc. Nous décrirons ce cheminement, qui passe par la réticence initiale d’Einstein, le renouveau lié à la découverte des quasars au début des années 1960, puis l’âge d’or de la théorie des trous noirs de 1963 à 1975, et l’accumulation des observations depuis les années 1970. Une nouvelle page de l’histoire des trous noirs devrait s’ouvrir dans les années à venir avec l’observation des ondes gravitationnelles émises par les trous noirs grâce aux détecteurs VIRGO, LIGO (au sol) et LISA (dans l’espace).

Voir la présentation de cette conférence (pdf)

- 10 avril
Jean-Michel Lamarre Le satellite Planck : les premiers moments de l’Univers par Jean-Michel Lamarre, directeur de recherche CNRS au Laboratoire d’Étude du Rayonnement et de la Matière en Astrophysique LERMA - Observatoire de Paris.

Le lancement des satellites Planck et Herschel est programmé à partir du 29 avril. Planck a pour objectif d’observer le rayonnement émis par l’univers peu de temps après le Big Bang, à une époque où la matière était principalement de l’hydrogène à quelques milliers de degrés. L’interprétation de ce rayonnement est un des outils essentiels de la cosmologie moderne pour comprendre la géométrie, le contenu et l’évolution de l’univers observable. Pour obtenir l’extrême sensibilité visée par cette mission, le satellite Planck rassemble des développements instrumentaux totalement originaux, comme le système cryogénique qui permet de refroidir les détecteurs à seulement un dixième de degré du zéro absolu, ou les détecteurs sensibles à d’infimes changements de température. Les astrophysiciens attendent avec impatience les cartes complètes du ciel à neuf fréquences différentes qui seront mises à leur disposition à la fin de la mission Planck.

- 17 avril
Françoise Combes La matière noire dans l’Univers par Françoise Combes de l’Académie des Sciences, astronome au Laboratoire d’Étude du Rayonnement et de la Matière en Astrophysique LERMA - Observatoire de Paris

On connaît aujourd’hui la composition de l’Univers à quelques pourcents près : pour les trois quarts de l’énergie noire, et le reste en matière. Pourtant la nature de l’énergie noire est un mystère, et même la nature de la matière reste un des défis les plus frustrants. Où se trouve cette matière noire ? Des courbes de rotation des galaxies aux grandes structures, nous essaierons de la traquer, avec l’outil des lentilles gravitationnelles, ou de la dynamique des galaxies. Nous décrirons les candidats possibles pour cette matière noire, avec leurs succès et leurs échecs. Enfin l’existence supposée de matière noire non-baryonique ne pourrait-elle pas plutôt être une conséquence de notre ignorance de la forme de la gravité à grande échelle ? Les perspectives passionnantes de cette hypothèse seront discutées.

- 24 avril
Patrick Rocher Les calendriers, leur conception et leur histoire par Patrick Rocher, astronome à l’Institut de Mécanique Céleste et de Calcul des Éphémérides IMCCE - Observatoire de Paris

Très tôt l’homme s’est heurté à la problématique de la mesure et de la découpe du temps. L’observation des levers et des couchers du Soleil donna naissance à la notion de jour, la répétition des phases lunaires et le retour des saisons furent à l’origine du mois et de l’année. Pour maintenir les fêtes, les cérémonies religieuses et le paiement de l’impôt aux mêmes époques, se posa le problème de concilier et d’accorder les périodes du jour, du mois lunaire et de l’année solaire. Ces deux périodes, la lunaison et l’année tropique (retour des saisons) donnèrent naissance aux trois types de calendrier astronomique classique qui s’y rattachent : les calendriers solaires (les calendriers julien et grégorien), les calendriers lunaires (le calendrier musulman) et les calendriers luni-solaires (le calendrier hébraïque).

Vous seront décrits les phénomènes astronomiques utilisés (jour, phases lunaires et saisons) ainsi que l’histoire et la conception des principaux calendriers qui s’y rattachent.

Mai 2009

- 1er mai Jean-Paul Zahn
Voyage au centre du Soleil par Jean-Paul Zahn, astronome émérite au Laboratoire Univers et Théories LUTH – Observatoire de Paris

Bien qu’adoré comme source de chaleur et de lumière, le Soleil n’a été longtemps pour l’homme qu’un disque incandescent marquant l’alternance du jour et de la nuit. La situation allait changer avec l’invention de la lunette astronomique, qui permit d’observer la surface du Soleil, puis apporta la preuve qu’il n’était qu’une étoile parmi d’autres. Mais il fallut attendre l’éclosion de la physique moderne, au début du XXe siècle, pour commencer à percer ses secrets : sa composition chimique, sa source d’énergie, son activité magnétique. Depuis, de grands progrès ont été accomplis dans sa compréhension, grâce notamment à l’héliosismologie, une technique sophistiquée qui permet de sonder son intérieur profond. L’Année Mondiale de l’Astronomie nous offre l’occasion de faire le point sur ce que nous savons de notre étoile : comment elle est née, comment elle évolue et comment elle va mourir.

François Colas

- 8 mai
Conférence accessible pour le « jeune public » (à partir de 8 ans)

Pollution lumineuse et réserve de ciel étoilée par François Colas, chargé de recherche à l’Institut de Mécanique Céleste et de Calcul des Éphémérides IMCCE - Observatoire de Paris

La pollution lumineuse est une préoccupation ancienne des astronomes. Déjà du temps de Louis XIV, on avait choisi comme emplacement pour l’Observatoire de Paris un site au sud de la ville plutôt que la butte de Montmartre à cause des fumées de Paris ! Par la suite, les observatoires se sont éloignés des villes, avec Meudon au XIXe siècle puis avec les observatoires de Haute Provence et du Pic du Midi. Il faut maintenant aller dans le désert d’Atacama pour avoir un ciel de qualité. Dans ces conditions, on peut s’étonner de la création d’une réserve de ciel étoilée autour du modeste observatoire du Pic du Midi. On désire protéger ce site mais aussi montrer qu’il est possible de conserver un « bon » ciel dans nos campagnes en éclairant mieux et « juste ». De plus, la nature a besoin d’obscurité et de cycle jour nuit, la pollution lumineuse n’est pas qu’une affaire d’astronomes.

- 15 mai Deux jeunes doctorants livrent le fruit de leurs recherches :

Yannick Boissel Aux confins du système solaire par Yannick Boissel, doctorant au Laboratoire d’Etudes Spatiales et d’Instrumentation en Astrophysique LESIA – Observatoire de Paris
Conférence accessible pour le « jeune public »

Depuis les découvertes successives des planètes du système solaire, les astronomes ont mis au jour quantités de petits objets glacés suivant des orbites très éloignées du Soleil. Pluton est l’un d’entre eux, il fait partie de la ceinture de Kuiper, du nom de l’astronome qui l’a identifiée dans les années 1950. Certains ont d’ores et déjà des noms : Eris, Sedna, Quaoar, Haumea, Makemake… d’autres, trop petits pour que leur lumière soit captée par nos télescopes sont découverts par une astuce observationnelle : les occultations stellaires. Notre exploration nous emmènera jusqu’au nuage d’ Oort, énigmatique halo entourant le système solaire, inchangé depuis la formation du Soleil et des planètes.

Des étoiles chaudes et actives bien singulières par Thierry Semaan, doctorant au Laboratoire Galaxies, Etoiles, Physique et Instrumentation GEPI – Observatoire de Paris
Lorsque l’on regarde le ciel, les étoiles paraissent plus ou moins brillantes. En prenant le temps d’observer plus attentivement, on y aperçoit un véritable arc-en-ciel. On voit à l’oeil nu des étoiles avec des teintes rouges, bleues, blanches orangées… Nous allons donc parcourir les différents types d’étoiles en nous attardant plus particulièrement sur l’un d’eux bien intriguant : les étoiles dites « Be » sont chaudes, actives et… très singulières.

- 22 mai Suzy Collin
Des trous noirs géants dans les coeurs des galaxies par Suzy Collin, directrice de recherche CNRS au Laboratoire Univers et Théories LUTH – Observatoire de Paris

Depuis une douzaine d’années, on sait qu’il existe un trou noir de plusieurs millions ou milliards de masses solaires dans les cœurs de presque toutes les galaxies, y compris notre Voie Lactée. Ce sont les résidus de « quasars » ayant vécu dans le passé. Les quasars sont des astres très lumineux, rayonnant comme mille ou dix mille galaxies, situés dans le cœur de galaxies lointaines. On attribue leur puissance à la présence d’un trou noir massif attirant inexorablement la matière située à proximité qui devient lumineuse juste avant d’y être engloutie. Les trous noirs dans les galaxies proches sont beaucoup moins lumineux ; par exemple celui de notre Voie Lactée est maintenant quasiment invisible. Comment un objet de la taille d’une galaxie peut-il être relié au trou noir d’une taille un milliardième de fois plus petite ? Se sont-ils formés ensemble, la croissance de l’un a-t-il eu une influence sur l’autre ? Pourquoi y a-t-il eu des quasars dans le passé, et plus maintenant ? Les trous noirs peuvent-ils se rallumer ? Nous aborderons ces questions, et les problèmes qu’elles soulèvent.

- 29 mai Dominique Proust
Où sont les autres ? par Dominique Proust, ingénieur de recherche CNRS au Laboratoire Galaxies, Etoiles, Physique et Instrumentation GEPI – Observatoire de Paris

Comment le vivant est-il apparu sur Terre ? Existe-t-il dans l’Univers des conditions favorables à la vie et à quel type de vie ? Les découvertes de molécules organiques dans l’atmosphère de certaines planètes nous interpellent plus que jamais. La recherche de la vie extraterrestre est même devenue une science à part entière : l’exobiologie. Tour d’horizon d’une grande aventure scientifique.

Juin 2009

- 5 juin

Optique adaptative : des planètes extrasolaires aux galaxies primordiales par Gérard Rousset, au Laboratoire d’Etudes Spatiales et d’Instrumentation en Astrophysique LESIA – Observatoire de Paris

L’optique adaptative permet d’accéder à la haute résolution angulaire des télescopes au sol et donc d’observer des détails très fins sur les objets astronomiques. Aujourd’hui tous les grands télescopes de classe 10m en sont équipés. Et c’est une composante essentielle des projets de futurs télescopes extrêmement grands de plusieurs dizaines de mètres de diamètre. Suivant les concepts mis en oeuvre, l’optique adaptive permettra aussi bien de séparer une planète extra-solaires de son étoile hôte dans une image coronographique que d’observer simultanément un nombre important de galaxies à grand décalage vers le rouge afin d’en sonder leur structure.

- 12 juin François Hammer
Arpenter le passé de l’Univers par François Hammer, directeur du laboratoire Galaxie - Etoile - Physique - Instrumentation GEPI - Observatoire de Paris

Les grands télescopes européens du Mont Paranal (Chili) sont parmi les plus efficaces du monde. Je montrerais plusieurs observations effectuées avec ces télescopes, en particulier celles des galaxies lointaines. Ces résultats permettent de comprendre comment les grandes galaxies actuelles ont pu se former. Cependant pour observer les premières sources de l’Univers, il est nécessaire d’accroître considérablement le diamètre des télescopes. Je décrirais le projet européen de télescope ultra-géant (E-ELT) dont le miroir aura un diamètre de 42 mètres. Les techniques d’amélioration de la qualité d’images sont essentielles pour assurer le succès de ce projet, et j’en décrirais les enjeux.

- 19 juin

William Thuillot Les objets géocroiseurs par William Thuillot, directeur de l’Institut de Mécanique Céleste et de Calcul des Éphémérides IMCCE - Observatoire de Paris

Des objets du système solaire croisent l’orbite de la Terre. C’est le cas de petits grains de matière, les météoroïdes, qui nous procurent le spectacle permanent des « étoiles filantes ». C’est aussi le cas d’objets beaucoup plus massifs, les astéroïdes et comètes géocroiseurs. Des programmes de surveillance et de suivi de ces astres en font le recensement depuis plusieurs années. Des études spécifiques cherchent à mieux comprendre leur nature et mieux préciser leurs orbites. Cette conférence donnera une description générale de ce sujet et évoquera le cas particulier de l’astéroïde Apophis, actuellement un des plus menaçants.

- 26 juin Nicolas Biver
Les comètes : dernières nouvelles de ces énigmatiques visiteuses célestes par Nicolas Biver, chargé de recherche CNRS au Laboratoire d’Etudes Spatiales et d’Instrumentation en Astrophysique LESIA – Observatoire de Paris

Depuis le passage remarqué de la comète Hale-Bopp les comètes retiennent plus spécialement notre attention. Ce sont des vestiges de la formation de notre système solaire dont certaines plus spectaculaires ont récemment agrémenté nos soirées d’observation. Les techniques d’investigation au sol et plusieurs missions spatiales Comme « Deep Impact » en 2005 ou la colecte de poussières cométaires par Stardust ont fait progresser nos connaissances de ces objets énigmatiques. Cependant, par exemple, les observations de l’« explosion » récente de la comète 17P/Holmes a autant enrichi nos connaissance qu’apporté de nouvelles énigmes : le matériau cométaire est-il différent de ce qu’on a sur Terre ? Certaines réponses seront sans doute apportées par la mission d’exploration cométaire (Européenne) la plus ambitieuse : Rosetta. Elle suivra durant plus d’un an la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko après y avoir déposé l’atterrisseur Philae en novembre 2014.

Juillet 2009

- 3 juillet 2009
Daniel Egret L’Observatoire de Paris au XXIe siècle par Daniel Egret, Président de l’Observatoire de Paris

Riche d’une histoire et d’un patrimoine exceptionnels, l’Observatoire de Paris est le plus ancien des observatoires modernes encore en activité. Sur ses trois sites de Meudon, Paris et Nançay, les équipes scientifiques préparent les découvertes du XXIe siècle : elles imaginent et construisent les nouveaux instruments d’observation ; elles mettent en oeuvre des campagnes d’observation sur les télescopes nationaux et internationaux ; elles développent les théories et les outils numériques d’interprétation et de simulation qui permettent d’exploiter au mieux les observations collectées. Nous décrirons l’organisation de l’établissement « Observatoire de Paris », et présenterons les enjeux actuels des recherches qui y sont effectuées.

- 10 juillet 2009
Jérémie Vaubaillon Les météores : l’astronomie à la portée de tous par Jérémie Vaubaillon, astronome-adjoint à l’Institut de Mécanique Céleste et de Calcul des Éphémérides IMCCE - Observatoire de Paris

L’observation des météores est un des rares spectacles célestes qui ne nécessite aucun instrument d’observation autre que ses propres yeux. Tout le monde connaît en effet les Perséides en août ! Les amateurs sont très actifs dans ce domaine et contribuent de façon remarquable au travail scientifique international. Lors de cette présentation vous apprendrez non seulement les dernières techniques high tech et résultats scientifiques des professionels, mais vous découvrirez comment vous pouvez vous aussi contribuer à l’avancement de la science, armé d’un peu de patience et de rigueur à défaut de gros sous.

- 17 juillet 2009
Philippe Zarka L’énigme de la rotation de Saturne par Philippe Zarka, directeur de recherche CNRS au Laboratoire d’Etudes Spatiales et d’Instrumentation en Astrophysique LESIA – Observatoire de Paris

La mesure de la période de rotation interne (la durée du jour) des planètes géantes est imprécise en lumière visible car les nuages masquent la surface planétaire et ont un mouvement propre. On utilise donc généralement les variations des émissions radio « aurorales », liées au champ magnétique et de ce fait à l’intérieur planétaire. Dans le cas de Jupiter, cette technique permet d’atteindre une précision de 1/1000000e. Mais dans celui de Saturne, la période déduite des émissions radio révèle des fluctuations énormes (découvertes en 2000), de l’ordre de plusieurs minutes pour une durée approximative du jour de 10h40m. En 2005, nous avons proposé une interprétation théorique de cette « horloge radio » variable de Saturne (due à un déplacement des sources radio aurorales induit par les variations de vitesse du vent solaire). En 2007, nous avons montré que la période radio oscille de plus avec une amplitude de ±1% à l’échelle de 25 jours, en corrélation avec les variations de la vitesse du vent solaire s’écoulant autour de Saturne. Grâce à la capacité d’imagerie radio de Cassini, nous avons mis au point une méthode permettant de nous abstraire de ces mouvements de radiosource et de tenter de mesurer directement la rotation du champ magnétique de Saturne (donc sa rotation interne qui doit être stable du fait de la grande inertie de la planète). La connaissance précise de la rotation de Saturne est nécessaire entre autres pour déduire la vitesse des vents et définir un repère de longitudes fiable permettant de comparer les observations collectées sur de longues durées.

- 24 juillet 2009
Regis Courtin De Cassini (1625-1712) à Cassini (1997-2017 ?) par Régis Courtin, chargé de recherche CNRS au Laboratoire d’Etudes Spatiales et d’Instrumentation en Astrophysique LESIA – Observatoire de Paris

Une évocation de Jean-Dominique Cassini, savant-astronome, premier Directeur de l’Observatoire de Paris, suivie d’une exploration du système de Saturne, depuis les premières études effectuées par Cassini lui-même au 17e siècle, jusqu’aux récentes découvertes faites par la sonde Cassini en orbite autour de la planète aux anneaux depuis juillet 2004 et la sonde Huygens qui s’est posée à la surface de Titan en janvier 2005.

Août 2009

-  21 août 2009
Pierre Colom Un peu d’histoire et quelques sujets d’études sur les comètes par Pierre Colom chercheur au Laboratoire d’Etudes Spatiales et d’Instrumentation en Astrophysique LESIA - Observatoire de Paris

Un point de vue historique est développé, à partir des représentations qui ont précédé celles de la science, jusqu’à la connaissance actuelle des comètes, permise par les méthodes modernes de l’astrophysique. L’évolution et les débats d’idées sont montrés à travers des personnages clés, auteurs de découvertes marquantes.

-  28 août 2009
Pierre Drossart Actualité de l’exploration planétaire : les missions Mars et Venus Express, Cassini-Huygens et Rosetta par Pierre Drossart, directeur de recherche au Laboratoire d’Etudes Spatiales et d’Instrumentation en Astrophysique LESIA – Observatoire de Paris.

Les missions d’exploration spatiale en cours ouvrent de nouveaux champs d’investigation à la planétologie, insoupçonnés il y a quelques années. La découverte, par la sonde Cassini, d’une activité de type geyser sur le Encelade, lune de Saturne, a permis des mesures directes de la composition chimique de ce satellite. Cela contraint les modèles de formation du système solaire. Mars reste un objet d’étude privilégié, et les progrès sur la compréhension de son histoire géologique donnent une vision renouvelée de cette planète. Vénus, longtemps oubliée, est scrutée quotidiennement par le petit satellite Venus Express. Il dévoile les secrets de son atmosphère. La sonde Rosetta, enfin, est en route vers la comète 67P/Churyumov Gerasimenko, et croise sur sa route Mars, la Terre et des astéroïdes. Toutes ces observations, combinées à celles des instruments au sol, donnent de notre système solaire une image bien différente de celles des encyclopédies d’il y a vingt ans.

Septembre 2009

- 4 septembre 2009
Daniel Rouan « La traque des planètes extrasolaires. » par Daniel Rouan, directeur de recherche au CNRS, chercheur au Laboratoire d’Etudes Spatiales et d’Instrumentation en Astrophysique LESIA – Observatoire de Paris.

La recherche de systèmes planétaires autres que celui que nous connaissons autour du Soleil, fait l’objet d’une quête intense. Au-delà de la dimension philosophique qui interpelle chacun, cette étude doit permettre de comprendre la naissance de notre système et son futur. À moyen terme, c’est une réponse à la question de la fréquence de la vie dans l’Univers qui pourra être apportée. La traque a commencé à donner ses premières prises il y a 12 ans. Elle se fait grâce à une palette variée de méthodes et d’instruments, chacun ayant des avantages et des limites. Panorama et palmarès. Perspectives qui s’ouvrent à l’échéance de ce premier quart du XXIe siècle.

- 11 septembre 2009
« La distance des étoiles » par Frédéric Arenou, ingénieur de recherche à l’Observatoire de Paris au laboratoire Galaxie, Etoiles, Physique et Instrumentation GEPI Frédéric Arenou

Estimer la distance des étoiles est indispensable : non seulement pour connaître leur luminosité intrinsèque, mais aussi pour déterminer la structure et la dynamique de notre Galaxie. Comment estimer ces distances ? Les mesures géométriques sont si difficiles que de nombreuses autres méthodes ont été imaginées depuis trois siècles pour tenter de mieux comprendre notre Univers local. Une situation qui s’améliorera encore dans quelques années avec le satellite européen Gaia.

- 18 septembre 2009
Carine Briand Sous le souffle du Soleil par Carine Briand, astronome à l’Observatoire de Paris - Laboratoire d’Etudes Spatiales et d’Instrumentation en Astrophysique LESIA

Transformateurs électriques endommagés, avaries de l’électronique des satellites, perturbations des communications longues distances, érosions prématurés des oléoducs, irradiation des spationautes : en dépit des apparences, tout ceci peut avoir une cause commune. Les particules que nous envoie le Soleil ! Comment cela est-il possible ? C’est ce que nous vous proposons de découvrir au cours de cette conférence.

- 25 septembre 2009
Nuit des chercheurs programmée à l’Observatoire de Paris à l’occasion de l’Année mondiale de l’astronomie

- 2 octobre 2009
Bruno Scicardy « Expéditions astronomiques pour observer des phénomènes rares » par Bruno Sicardy, astronome à l’Observatoire de Paris - Laboratoire d’Etudes Spatiales et d’Instrumentation en Astrophysique LESIA

Les occultations stellaires sont un outil puissant mais rare pour étudier les corps du système solaire. Elles se produisent lorsqu’un corps céleste (planète, asteroïde, objet trans-neptunien, anneau, comète…) passe devant une étoile. La baisse de signal alors observée permet de mesurer la taille de ces corps avec une précision d’une fraction de kilomètre, mais permet aussi bien d’autres choses : détection et étude d’atmosphères ténues, découverte d’anneaux, mesure de densité, etc…

Nous parlerons de plusieurs expéditions que nous avons organisées dans différents pays (Chili, Equateur, Namibie, Nouvelle Zélande…) pour observer ces évènements. Combinant esprit du 18e et exploration spatiale, nous montrerons comment ces expériences permettent de rencontrer différentes communauté astronomiques, y compris amateurs, tout en poursuivant des buts scientifiques de haut niveau.

- 9 octobre 2009
Vincent Coudé du Foresto A la découverte de nouveaux mondes : les planètes extrasolaires par Vincent Coudé du Foresto astronome-adjoint à l’Observatoire de Paris - Laboratoire d’Etudes Spatiales et d’Instrumentation en Astrophysique LESIA

« Sommes-nous seuls dans l’Univers ? » Cette question hante la conscience humaine depuis la nuit des temps, mais en ce début de XXIe siècle, les réponses semblent enfin à portée de télescope. Nous sommes tout près en effet de pouvoir détecter des exoterres : des planètes comparables à la Terre autour d’étoiles semblables au Soleil. Ces mondes habitables sont-ils des mondes habités ? C’est pour répondre à cette question millénaire que l’Europe et les Etats-Unis envisagent dans les vingt ans à venir de grandes missions spatiales.

Mis à jour le 12 octobre 2009
 
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