Tous les astrophysiciens n’ont pas été astronomes amateurs.
Beaucoup d’entre eux se sont d’abord intéressés à la physique et se sont orientés vers l’astronomie seulement au cours de leurs études supérieures ou de leur vie de chercheur.
Mais si vous êtes jeune et que vous souhaitez faire de l’astronomie, n’hésitez surtout pas à lire des livres sur l’astronomie, la physique, ou encore, les mathématiques, l’histoire des sciences…
Comme nous le savons, l’astronomie, science de l’Univers, a pour objet l’étude du mouvement, de la nature et de l’évolution des corps célestes et de leurs systèmes. Le champ des objets étudiés est très vaste, des plus proches aux plus lointains : les planètes et leurs satellites, le Soleil, les comètes, les étoiles, la matière interstellaire, notre Galaxie, les galaxies extérieures, les quasars, la forme générale et l’origine de l’Univers.
Le développement des recherches en Astronomie est largement fonction des moyens d’observation - qu’il s’agisse de grands télescopes ou radiotélescopes installés au sol, ou d’instruments envoyés dans l’espace : ballons ou satellites - et des moyens informatiques qui offrent des possibilités incomparables de calcul et de modélisation des phénomènes naturels et qui permettent de faire une analyse très poussée des données acquises grâce aux observations.
La recherche en Astronomie fait appel à de nombreuses disciplines
mathématiques,
physique,
chimie,
…
C’est un travail d’équipe qui demande une collaboration étroite entre chercheurs (les astronomes), ingénieurs et techniciens, au niveau national et international.
Différents domaines d’activité peuvent être définis, d’une part selon les objets étudiés, d’autre part suivant les techniques employées. Certains astronomes sont plus spécialisés dans les observations, d’autres dans la théorie ou la modélisation, d’autres enfin dans l’instrumentation, mais ces trois domaines sont complémentaires et les astronomes peuvent exercer leur activité dans plusieurs domaines.
Pour effectuer leurs observations, ceux-ci utilisent des instruments qui sont souvent de plus en plus gros et de plus en plus performants. Il s’agit de recueillir et d’analyser le rayonnement envoyé par les astres de façon à en obtenir le maximum d’informations. Les instruments sont conçus et réalisés par des astronomes, des ingénieurs et des techniciens. Les observations préparées longtemps à l’avance ont généralement pour but de vérifier les prévisions du théoricien. L’utilisation des grands instruments est accordée en fonction de l’intérêt scientifique des projets présentés. Les observations elles-mêmes sont généralement de courte durée. Mais beaucoup de temps et de travail sont consacrés à l’exploitation et à l’interprétation de ces observations.
Le but à atteindre est l’obtention d’une information aussi détaillée que possible sur les astres étudiés, de déterminer quelles conditions les régissent et quels processus physiques interviennent. Ce travail qui nécessite de très gros ordinateurs, utilise et développe les études théoriques. Les modèles établis par l’astronome théoricien à partir des résultats des observations devront être vérifiés par de nouvelles observations.
Les résultats scientifiques obtenus sont finalement publiés dans des revues spécialisées, des comptes rendus de colloques ou des monographies, ce qui permet à la communauté internationale d’en prendre connaissance.
Ainsi avance la science, s’appuyant sur des techniques de pointe ou, inversement, faisant évoluer les idées, les techniques, pour le bénéfice de tous.
Pour en savoir plus :
L’enseignement à l’Observatoire de Paris
Carrière & Formations
