LOFAR est un très grand interféromètre basses fréquences (de 30 à 240 MHz), formé d’une cinquantaine de réseaux phasés (groupes d’antennes). Une quarantaine de ces réseaux, totalisant environ 35 000 antennes élémentaires, se trouvent aux Pays-Bas et une dizaine d’autres, environ 16 000 antennes, dans les pays environnants. En France, l’un de ces réseaux (1 600 antennes et leurs 96 récepteurs associés) vient d’être installé à la station de radioastronomie de Nançay (unité de l’Observatoire de Paris, du CNRS et de l’Université d’Orléans) en région Centre. Il sera officiellement inauguré à la rentrée.
LOFAR combine électroniquement les signaux de ses antennes réparties sur des milliers de kilomètres à travers l’Europe pour former des images du ciel radio basses fréquences, beaucoup plus sensibles et précises que ce qui existe, dans un grand champ de vue instantané. Par l’utilisation de réseaux phasés déployés à grande échelle et connectés par fibre optique, de techniques numériques de réception du signal et d’un super-ordinateur pour son analyse, LOFAR ouvre la voie vers une nouvelle génération de grands radiotélescopes permettant d’observer plusieurs objets célestes en même temps dans différentes directions. C’est l’un des précurseurs du futur radiotélescope géant SKA (Square Kilometer Array), un projet international programmé pour les années 2020.
René Vermeulen, Directeur de l’Observatoire Radio de l’institut ASTRON aux Pays-Bas, se réjouit de la collaboration internationale qui se met en place et a déclaré : “avec sa dimension européenne, LOFAR servira une vaste communauté internationale d’astronomes pour l’étude détaillée de l’Univers aux fréquences les plus basses accessibles depuis le sol.” LOFAR permettra en effet d’aborder des sujets aussi divers que la formation des premières étoiles et des premiers trous noirs de l’Univers, les galaxies, les amas et grandes structures, le champ magnétique galactique, la cartographie profonde du ciel radio, la détection des rayons cosmiques et des milliers de sources transitoires ou sporadiques (pulsars, explosions d’étoiles, trous noirs, planètes … et peut-être exoplanètes), ou l’étude du Soleil.
LOFAR a été développé par l’institut ASTRON aux Pays-Bas. Le consortium FLOW, soutenu par l’Agence Nationale de la Recherche, étudie actuellement avec les ingénieurs de la station de radioastronomie de Nançay un projet de développement d’une extension majeure du réseau d’antennes LOFAR de Nançay (projet “superstation”).
Pour plus d’informations sur LOFAR
www.lofar.org
www.obs-nancay.fr
www.univ-orleans.fr/osuc/
Images

- Les premières antennes de LOFAR en cours d’installation à la station de radioastronomie de Nançay.
- (Ismaël Cognard (LPC2E))
Les images relatives à l’inauguration de LOFAR en Hollande sont disponibles sur :
www.astron.nl/about-astron/p…
Contacts scientifiques
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Directeur de recherche CNRS au LESIA
(Observatoire de Paris /CNRS/UPMC/Université Paris Diderot)
01 45 07 76 63
Michel Tagger
Directeur du LPC2E (Université d’Orléans /CNRS)
02 38 25 76 61
Gilles Theureau
Directeur de la station de radioastronomie de Nançay
(Observatoire de Paris/CNRS/Université d’Orléans)
02 48 51 86 06
Contacts presse
Frédérique Auffret
Observatoire de Paris
01 40 51 20 29
06 22 70 16 44
Philippe Chauvin
INSU-CNRS
06 33 50 18 97
