L’IFRAF est un Groupement d’Intérêt Scientifique (GIS) qui bénéficie du soutien de la Région Île-de-France laquelle l’a reconnu "domaine d’intérêt majeur prospectif". L’IFRAF a été créé en octobre 2005 sous l’impulsion de Claude Cohen-Tannoudji du Collège de France, Prix Nobel de physique. Il a été fondé par 7 établissements scientifiques : le CNRS, l’ENS, l’Observatoire de Paris, l’Institut d’optique, l’Université Pierre et Marie Curie, l’Université Paris-Sud et l’Université Paris-Nord. L’IFRAF est un institut « sans mur » qui fédère les compétences de 32 équipes appartenant à 6 laboratoires pour travailler sur le refroidissement et la manipulation d’atomes par laser. L’IFRAF est un réseau qui a acquis une visibilité internationale. Son siège est basé à l’ENS. La physique des atomes froids constitue l’un des domaines français d’excellence scientifique, avec un vaste champ d’applications extrêmement prometteur parmi lesquelles les mesures de très haute précision (l’horloge la plus précise au monde fonctionne grâce à des atomes froids ; elle a été développée par le département Systèmes de Référence Temps-Espace – SYRTE de l’Observatoire de Paris), la cryptographie, la téléportation et l’information quantiques. Des recherches plus fondamentales sont menées à l’IFRAF sur la génération d’ondes atomiques cohérentes (condensats de Bose-Einstein, lasers à atomes) et sur l’étude des gaz quantiques qui permettent de mieux comprendre les phénomènes de supraconductivité ou de superfluidité. L’ambition de l’IFRAF est à la mesure des plus grands instituts internationaux de recherche, tels que le Center for Ultracold Atoms, du Massachussetts Institute of Technology et l’Université d’Harvard. L’apport financier de la Région Île-de-France, de la Ville de Paris et du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche ont fortement contribué à la transformation de deux anciens ateliers d’artistes en laboratoires d’expérimentation sur le site de l’Observatoire de Paris et à la rénovation d’autres salles d’expériences dédiées aux horloges optiques, lesquelles vont succéder aux horloges actuelles à césium qui définissent l’unité de temps, la seconde. L’aménagement de l’atelier n°6, par exemple a permis l’installation d’une expérience d’horloges sur puces atomiques qui a démarré grâce à IFRAF.
L’une des raisons du succès de l’IFRAF tient à l’intervention des équipes issues de diverses institutions sur une plate-forme de projets communs. Ainsi cinq expériences nouvelles ont pu démarrer grâce à l’IFRAF. Les compétences technologiques et instrumentales sont un atout de l’IFRAF dont le potentiel d’innovation se traduit par des collaborations et des transferts vers le monde industriel. L’inauguration des laboratoires d’expérimentation de l’IFRAF sur le site parisien de l’Observatoire de Paris, constitue une étape dans la structuration et la consolidation de ce réseau. Elle donne l’occasion de mettre en lumière le formidable potentiel scientifique que représente la recherche sur les atomes froids. À l’automne 2008, de nouveaux locaux IFRAF seront à leur tour inaugurés à l’ENS. La mesure de très haute précision, une des applications des atomes froids, est un des domaines d’excellence de l’Observatoire de Paris, à travers son département Systèmes de Référence Temps-Espace – SYRTE. Si l’Observatoire de Paris se positionne aujourd’hui sur tous les créneaux de l’astrophysique, depuis la planétologie jusqu’à la cosmologie, il occupe une position de pointe dans le domaine de la métrologie de l’espace et du temps. On peut citer notamment la conception et le développement d’horloges atomiques (dont l’horloge PHARAO qui doit être embarquée à bord la Station Spatiale Internationale), et de capteurs inertiels (gravimètres, gyromètres et accéléromètres). Il joue un rôle clé dans la définition des systèmes de référence, et fournit en permanence le temps légal en France. C’est au total une quinzaine de projets instrumentaux qui sont menés par le SYRTE, dans le domaine des mesures de très haute précision avec des atomes froids : horloges atomiques, capteurs inertiels (gyromètre, accéléromètre, gravimètre). Les applications de ces projets (à finalité « sol » ou « spatial ») sont très variées : métrologie fondamentale, tests des lois de la physique fondamentale, systèmes de positionnement par satellites (Galileo), échelles de temps atomique, géophysique, navigation inertielle…
Contacts scientifiques :
Michèle Leduc
Directrice de l’IFRAF
01 44 32 20 23
leduc@lkb.ens.fr
Claude psyCohen-Tannoudji
Prix Nobel de physique
01 47 07 77 83
Claude.Cohen-Tannoudji@lkb.ens.fr
Noël Dimarcq
Directeur du SYRTE
01 40 51 22 53
noel.dimarcq@obspm.fr
Contacts presse :
Frédérique Auffret
Chargée de communication
01 40 51 20 29
06 22 70 16 44
frederique.auffret@obspm.fr
Françoise Tarquis
Secrétaire générale de l’IFRAF
01 44 32 20 21
tarquis@lkb.ens.fr
Pour en savoir plus …
www.ifraf.org

