Exposition : « Du Soleil à la Terre », gratuite à l’occasion d’Envie d’Amphi
Salle Cassini de l’Observatoire de Paris
Dans le cadre de l’Année Héliophysique Internationale (IHY), une vingtaine de chercheurs de différents laboratoires français et européens se sont regroupés, sous la coordination de Brigitte Schmieder de l’Observatoire de Paris (Laboratoire d’Études Spatiales et d’Instrumentation en Astrophysique), pour travailler sur une exposition grand public itinérante Du Soleil à la Terre. Celle-ci a pour principaux thèmes le Soleil, la magnétosphère, les aurores boréales, la météorologie de l’espace, le climat. Produite par l’agence Hartmann en Suisse, elle a été mise en circulation le 1er janvier 2007, pour une durée de deux ans, en France, en Allemagne, en Suisse et en Italie. Elle sera présentée à l’Observatoire de Paris du 8 novembre au 15 décembre 2007 et ouverte gratuitement à l’occasion de l’opération « Envie d’Amphi ».
Ouverte au public de 10h à 18h, du mardi au samedi
Exposition : Jérôme Lalande-Maurice Lœwy
Grande galerie de l’Observatoire de Paris.
Intitulée De l’Astronomie de Lalande à l’astronomie du XXIe siècle, cette exposition a été conçue par l’Observatoire de Paris en l’honneur de Jérôme Lalande (1732-1807) et Maurice Loewy (1833-1907), à l’occasion du bicentenaire, pour l’un, du centenaire, pour l’autre, de leur mort.
L’exposition est organisée en deux parties, présentant des pièces et documents relatifs à chacun des deux astronomes, lesquels ont laissé une empreinte forte dans l’histoire de l’établissement et de l’astronomie en général.
Cycle de conférences
Cycle de conférences consacré aux relations Soleil Terre en lien avec l’exposition « Du Soleil à la Terre » présentée salle Cassini de l’Observatoire de Paris dans le cadre de l’Année héliophysique internationale.
14h : Voyage au centre du Soleil par Jean-Paul Zahn, astronome à l’Observatoire de Paris (LUTH)
Longtemps il a été très difficile de percer les secrets du Soleil. Mais à présent il nous est possible de sonder sa structure intime, connaître avec précision sa température interne et sa composition chimique, en faisant appel à une technique ingénieuse : l’héliosismologie. Grâce à elle, et à l’observation minutieuse d’autres étoiles semblables au Soleil, nous comprenons mieux comment il fonctionne et nous savons enfin répondre aux questions que nous nous posons depuis longtemps sur son origine et son devenir.
15h : L’atmosphère solaire : un circuit électrique sans fil par Guillaume Aulanier, astronome à l’Observatoire de Paris (LESIA)
Le Soleil ne s’arrête pas là où on le voit. Il est entouré d’une enveloppe ténue et chaude, composée d’un gaz magnétisé qui conduit l’électricité. Hormis durant les courtes éclipses solaires, cette « atmosphère » est observable depuis les observatoires terrestres ou spatiaux, dans toute la gamme du spectre électromagnétique allant des ondes radio jusqu’aux rayons X. L’activité électrique du Soleil se manifeste de nombreuses façons, notamment par des protubérances suspendues en lévitation magnétique, des boucles coronales parcourues par des courants de plusieurs milliards d’ampères, et des éruptions qui libèrent en quelques minutes seulement une énergie supérieure à un million de fois la consommation électrique annuelle en France. L’exposé montrera des observations spectaculaires de ces phénomènes, puis discutera de leur transport dans le vent solaire et de leurs conséquences au voisinage de la Terre.
16h : Les aurores polaires par Patrick Canu, chargé de recherche CNRS, Centre d’études des Environnements Terrestre et Planétaires, CNRS/Institut Pierre-Simon Laplace
Si le nom est connu, son image l’est beaucoup moins, et les témoins directs de son observation en France, plus rares encore. Ces grandes draperies lumineuses et colorées sont pourtant un spectacle familier aux populations des régions polaires qui en ont nourrit leurs légendes et leurs mythes. L’interprétation moderne des aurores, que nous détaillerons aujourd’hui, est tout aussi étonnante. Elle s’est forgée depuis les débuts de l’ère spatiale dont nous fêtons cette année le cinquantenaire. Si les aurores polaires sont bien localisées dans notre haute atmosphère qui en est l’écran, leur origine ultime est beaucoup plus lointaine, dans les fureurs du Soleil. Sa couronne très chaude est source permanente d’un flot de particules dont la pression va transformer le champ magnétique de la Terre en gigantesque accélérateur. Ces aurores, nous les voyons maintenant sur les autres planètes.
17h : L’influence solaire sur le climat par Marie-Lise Chanin, directeur de recherche émérite au CNRS, Service d’Aéronomie/Institut Pierre-Simon Laplace
La source d’énergie responsable de la température de la Terre étant l’énergie solaire, on peut raisonnablement penser que ses variations peuvent entraîner des changements de cette dernière. L’irradiance solaire, très bien surveillée depuis 28 ans, met clairement en évidence une variation de 0.08% entre le maximum et le minimum du cycle de 11 ans. Par contre elle ne montre aucune variation à long terme et ne peut donc en aucun cas expliquer la tendance actuellement observée sur la température. En revanche l’effet du cycle de 11 ans, très facilement observable dans les hautes couches de l’atmosphère, mais plus difficile à détecter au sol, pourrait permettre d’identifier le mécanisme de transmission des fluctuations solaires jusqu’au sol et donc de le modéliser. Les résultats les plus récents des travaux en cours seront présentés.
Lieu : Observatoire de Paris, salle du Conseil
61, avenue de l’Observatoire
75 014 Paris
« Envie d’Amphi » à l’Observatoire de Paris
Bâtiment Perrault - 61, avenue de l’Observatoire – 75014 Paris
Samedi 24 novembre 2007 – de 10h à 18h
Renseignements
01.40.51.22.94
service.communication@obspm.fr


