
En étudiant les vibrations des étoiles, une équipe internationale, qui inclut des chercheurs de l’AIM (CEA-Irfu , CNRS, Université Paris Diderot) et du LESIA (Observatoire de Paris, CNRS, UPMC, Université Paris Diderot), a pour la première fois observé le phénomène de rotation du cœur des géantes rouges et montré que leur noyau tournait 10 fois plus vite que leur enveloppe. Grâce à l’astérosismologie et aux données fournies par le satellite Kepler, les chercheurs ont mesuré les vitesses de rotation de trois de ces étoiles en fin de vie. A terme, les astrophysiciens espèrent analyser plus de 15 000 géantes rouges observées par Kepler et mieux décrire le subtil mécanisme de rotation du cœur également à l’œuvre dans le Soleil. Les résultats sont publiés dans la revue Nature du 7 décembre 2011.

Lancées en 1977, les sondes Voyager 1et 2 de la NASA sortent du Système solaire et pénètrent dans le gaz ambiant de notre galaxie. À plus de quinze milliards de kilomètres de la Terre, elles continuent de transmettre des données inédites. Une équipe internationale, dirigée par Rosine Lallement de l’Observatoire de Paris, et incluant des chercheurs du CNRS et de l’Institut Pierre-Simon Laplace, obtient ainsi un résultat de premier plan : la détection de l’émission ultraviolette des atomes d’hydrogène de la Galaxie. Cette découverte est publiée en ligne le 1er décembre par la revue Science.

Le 25 novembre 2011 marque le dixième anniversaire du premier système d’optique adaptative à avoir été installé sur le Very Large Telescope VLT européen basé au Chili. La vision extrêmement précise obtenue avec ce Nasmyth Adaptive Optics System NACO a grandement contribué aux découvertes majeures faites avec le VLT. Success Story astronomique…

Lancement prévu à partir du 8 novembre depuis Baïkonour
Le CNES, l’agence spatiale française, finance 6 expériences françaises réalisées par des laboratoires associés au CNRS et embarquées sur la sonde russe Phobos-Grunt, qui doit être lancée à partir du 8 novembre 2011 par une fusée Zenit-Fregat. L’objectif de cette mission interplanétaire : élucider l’origine de Phobos, une des deux lunes de Mars.

À l’initiative de huit chercheurs de l’Observatoire de Paris, du CNRS, de l’Université Pierre et Marie Curie et de l’Université Paris Diderot, une équipe internationale a observé le 6 novembre 2010 l’occultation d’une étoile par Éris, l’objet le plus lointain actuellement décelable dans le Système solaire. La soixantaine d’astronomes amateurs et professionnels opérait depuis l’Amérique du Sud. Cette observation a permis de caractériser plus finement Éris. La planète naine apparaît plus petite que prévu (2 326 kilomètres de diamètre) et couverte d’une brillante pellicule de glace d’azote. Ces résultats sont publiés le 27 octobre 2011 dans la revue Nature.

Samedi 8 octobre 2011, juste avant 22h : une remarquable averse de météores va s’abattre sur l’Europe et l’Asie centrale. Selon les conditions, 60 à 600 étoiles filantes à l’heure – une à dix par minute – pourraient être aperçues. Un événement rare. Pareil spectacle ne se reproduira pas avant 40 ans… Les astronomes de l’Observatoire de Paris l’ont prévu avec précision. Ils s’impliquent dans une campagne aéroportée et à l’observatoire du Pic-du-Midi, Pyrénées.

Une équipe internationale, incluant quatre chercheurs de l’Observatoire de Paris et du CNRS, annonce avoir découvert la première comète - 103P/Hartley 2 - qui renferme une eau similaire à celle des océans terrestres. Ce résultat, obtenu avec le télescope infrarouge Herschel de l’ESA, relance le débat à propos de l’origine de l’eau sur la planète bleue. Certains petits corps glacés du Système solaire pourraient bien avoir joué un rôle d’apport céleste. L’information paraît en ligne le 5 octobre 2011 sur nature.com et le 13 octobre dans la revue Nature.

Le CNES (l’agence spatiale française) avec ses partenaires du CNRS, du CEA, de l’Observatoire de Paris et des Universités, est fortement impliqué dans la conception des 2 missions Solar Orbiter (étude du Soleil) et Euclid (étude de l’origine de l’accélération de l’expansion de l’Univers) que l’ESA (l’Agence spatiale européenne) a sélectionnées aujourd’hui dans le cadre de son programme Cosmic Vision1. Ces missions devraient être lancées en 2017 et 2019.

Le pouvoir du Soleil et la nature de la mystérieuse « énergie noire » figurent au cœur du choix des deux prochaines missions scientifiques de l’ESA. Le Comité du Programme scientifique de l’Agence spatiale européenne s’est prononcé aujourd’hui pour la mise en œuvre des projets Solar Orbiter et Euclid, qu’il est prévu de lancer en 2017 et 2019 respectivement.

Atacama Large Millimeter and Submillimeter Array ALMA a officiellement ouvert ses yeux ! Du haut des Andes chiliennes, cet observatoire révolutionnaire, né d’un partenariat entre l’Europe (et notamment l’Institut de radioastronomie millimétrique IRAM (CNRS/MPG/IGN) français), l’Amérique du Nord et l’Asie de l’Est, est encore en phase de construction mais il offre déjà sa première image : une vue des Galaxies des Antennes impossible à obtenir avec les télescopes oculaires ou à infrarouge. Plus d’un millier d’astronomes du monde entier ont d’ores et déjà postulé pour figurer parmi les premiers chercheurs à explorer les plus sombres, froids et lointains secrets du cosmos grâce à ce nouvel outil astronomique. ALMA devrait bouleverser nos connaissances et changer notre perception de l’Univers.

Pour la première fois, une équipe de physiciens français (CNRS, Institut d’Optique Graduate School, Observatoire de Paris, ONERA, UPMC, Université Paris-Sud et Université de Bordeaux), soutenue par le CNES et l’ESA, a réussi à mettre au point un accéléromètre à atomes froids résistant aux vibrations. Testé lors d’un vol parabolique, ce prototype a pu mesurer des accélérations infimes, ce qui n’était possible jusqu’ici qu’en laboratoire. De quoi espérer développer bientôt des accéléromètres à atomes froids transportables et ainsi perfectionner les systèmes de positionnement et la prospection géologique, ou encore tester directement des volets de la relativité d’Einstein. Ces résultats sont publiés dans Nature communications.

La nouvelle édition des portes ouvertes aura lieu cette année le dimanche 18 septembre 2011, à l’occasion des Journées Européenne du Patrimoine. Pour le visiteur, ce sera l’occasion de découvrir les futurs instruments en cours de conception, ainsi que les recherches faites avec les instruments en perpétuelle évolution que sont les radiotélescopes de la Station de Nançay.

Une équipe européenne incluant neuf chercheurs de l’Observatoire de Paris et du CNRS a découvert à 4 000 années-lumière de distance, au cœur de la constellation du Lion, l’étoile la plus primitive connue à ce jour. Cette naine SDSS J102915+172927 située dans notre galaxie, la Voie lactée, a été observée à l’aide du Very Large Telescope de l’ESO. Un peu moins massive qu’un soleil et probablement âgée de plus de 13 milliards d’années, elle se distingue par sa très faible teneur en éléments chimiques lourds, synthétisés après le big bang. Des données qui bousculent les modèles théoriques et les scénarios astrophysiques consacrés. Ces résultats sont publiés le 1er septembre 2011 dans la revue Nature.

À l’occasion des 29e Journées européennes du patrimoine, l’Observatoire de Paris, grand centre de recherche en astrophysique, accueille le public au cœur de la capitale. Une foule d’animations, à découvrir en famille absolument, prendront place dans ce lieu à l’architecture singulière…

Le ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, Laurent Wauquiez, vient d’annoncer lors de son déplacement à Bordeaux les résultats des Initiatives d’Excellence (Idex), sélectionnées par un jury international.
Trois Idex ont été retenues, dont celle portée par le PRES Paris Sciences et Lettres. Les seize partenaires vont pouvoir lancer officiellement leur ambitieux projet d’université de recherche. En tant que membre fondateur du PRES, impliqué dans nombre de projets, l’Observatoire de Paris est l’un des acteurs de ce succès.

Vendredi 20 mai, le CNRS-INSU, l’Observatoire de Paris et l’Université d’Orléans - Observatoire des Sciences de l’Univers en région Centre (OSUC) ont inauguré la station française du radiotélescope LOFAR. LOw Frequency ARray LOFAR (le réseau à basses fréquences), ce plus grand radiotélescope du monde, est composé d’une cinquantaine de stations en Europe. Dans le cadre préservé de la station de radioastronomie de Nançay, 1 600 antennes ont été mises en place dans le cadre d’une collaboration nationale.

Depuis 10 ans, l’Observatoire de Paris organise des balades nocturnes à la découverte de la voûte céleste, sur ses sites de Paris et de Meudon. Cette année, le rendez-vous traditionnel et attendu des passionnés se tient du vendredi 6 au lundi 9 mai, de 21h30 à 0h30. Pendant les quatre soirées de ces Nuits des planètes, le public profitera d’observations accompagnées par les astronomes et les amateurs partenaires venus installer leurs instruments dans les jardins publics. Les visites des télescopes sous coupole accueilleront 1 200 visiteurs qui ont déjà réservé (complet).

Une équipe internationale incluant des chercheurs de l’Observatoire de Paris vient de réussir à mesurer des oscillations qui sondent directement le cœur des géantes rouges. Avec les données des satellites Kepler de la Nasa et CoRoT du CNES, les astrophysiciens accèdent aujourd’hui directement au cœur de ces étoiles, un domaine jusqu’ici opaque aux diverses analyses. Les chercheurs ont utilisé la sismologie stellaire, qui consiste à analyser les très faibles variations de luminosité d’une étoile, qui traduisent les oscillations de sa structure. Ils ont pu distinguer où se situent les réactions de fusion nucléaire, selon les cas au cœur même de l’étoile ou dans des couches plus externes : une découverte majeure pour la compréhension des étoiles géantes rouges, car jusqu’ici rien ne permettait aux astronomes d’isoler ces deux étapes particulières de la vie d’une étoile. Les résultats sont publiés dans la revue Nature du 31 mars 2011.

Une jeune étoile encore entourée de son disque de matière dans lequel un objet trace son chemin : c’est la découverte probablement réalisée par une équipe internationale d’astronomes grâce au Very Large Telescope Interferometer VLTI de l’Observatoire Européen Austral ESO au Chili. Cette équipe compte de nombreux astronomes français de l’Institut de Planétologie et d’Astrophysique de Grenoble (IPAG : CNRS, Université Joseph Fourier, Observatoire des Sciences de l’Univers de Grenoble/INSU) et du Laboratoire d’Etudes Spatiales et d’Instrumentation en Astrophysique (LESIA : Observatoire de Paris, CNRS, Université Pierre et Marie Curie, Université Paris Diderot). Les prochaines observations permettront de déterminer si ce compagnon est une planète ou une naine brune. Des travaux publiés dans Astronomy & Astrophysics.

Pour la première fois, le Soleil est visible dans son intégralité. Observer le Soleil à 360°, au même instant, est rendu possible grâce aux deux sondes jumelles de la mission STEREO de la NASA. Des chercheurs français du CNRS, de l’Observatoire de Paris, des Universités Paris-Sud 11, Pierre et Marie Curie, Paris Diderot et Toulouse 3 , participent, avec le soutien du CNES, à trois des quatre instruments embarqués à bord de ces sondes. Les scientifiques peuvent désormais suivre l’évolution des structures solaires pendant toute leur durée de vie. Ils espèrent notamment mieux appréhender les éjections de masse solaire et leurs impacts sur la Terre.

Vendredi 28 janvier, l’assemblée plénière d’établissement a élu Claude Catala président de l’Observatoire de Paris pour quatre ans. Claude Catala, responsable scientifique de la mission spatiale PLATO et conseiller scientifique auprès du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, entrera en fonction le 15 février prochain. Il succède à ce poste à Daniel Egret, au terme de son second mandat.

Pour la première fois, les signaux transmis par les groupes d’antennes du radiotélescope géant LOFAR (LOw Frequency ARray : réseau à basses fréquences) aux Pays-Bas, en Allemagne, au Royaume-Uni et en France - à la station de radioastronomie de Nançay (CNRS/Observatoire de Paris/Université d’Orléans) - ont été combinés au moyen de son supercalculateur. Avec cette réussite, le Télescope International LOFAR (ILT) devient un réseau aux excellentes performances en sensibilité, grâce aux 40 stations néerlandaises, et en définition (résolution angulaire), grâce à ses prolongements qui s’étendent jusqu’à 1000 kilomètres à travers l’Europe. Ceci a permis d’obtenir des images à haute résolution des extrémités du jet issu du noyau du quasar 3C196, situé à environ 7 milliards d’années-lumière de la Terre.

Cela faisait 18 mois que la communauté scientifique attendait les données relevées par Planck, le satellite de l’Agence Spatiale Européenne. L’heure des premiers résultats scientifiques a sonné. La première édition du catalogue de sources compactes (ERCSC, Early Release Compact Sources Catalogue) a été publiée et présentée ce 11 janvier, avec plusieurs milliers de sources détectées par Planck.

Les premiers résultats scientifiques de la mission Planck de l’ESA ont été présentés à la presse aujourd’hui à Paris. Ils concernent au premier chef les objets les plus froids de l’univers, depuis la Voie lactée jusqu’aux confins de l’espace.