Fête de la Science
Du vendredi 15 au dimanche 17 octobre 2004

Fondé en 1667, l’Observatoire de Paris est le plus important centre de recherche en astronomie et astrophysique de France. La Fête de la Science est une occasion privilégiée d’aller à la rencontre du public, de lui faire connaître ses activités et de partager ses découvertes récentes. Cette année, il multiplie les animations et interviendra en différents lieux.

L’Observatoire de Paris participe à la Fête de la Science 2004 sur tous ses sites…
- Paris - Conférences
- Paris- Jardins du Luxembourg, Village des Sciences
- Meudon : visite des laboratoires de recherche
- Bourges : Village des Sciences
- Nançay : station de radioastronomie

du
lundi 11 octobre
au
jeudi 14 octobre 2004

A Paris, 77 avenue Denfert-Rochereau, dans le 14 e arrondissement, l’Observatoire de Paris en partenariat avec l’ambassade de Pologne, à l’occasion de l’élargissement de l’Union européenne, mettra en valeur ses collaborations avec des institutions scientifiques polonaises. Des « conférences à deux voix », animées par un scientifique polonais et un scientifique français, se tiendront en français dans une salle de l’Atelier de l’Observatoire (entrée par le 77 avenue Denfert-Rochereau, Paris 14e, RER B ou métro Denfert-Rochereau) et au Sénat les 12, 14 et 16 octobre à destination du grand public intéressé par l’astronomie. Entrée libre dans la limite des places disponibles (50 places)

- Mardi 12 octobre, à 18h, Salle de l’Atelier de l’Observatoire de Paris : « L’évènement de collision dans l’espace et son impact dans le milieu planétaire » par le Pr Jacek Leliwa Kopystynski, géophysicien, Université de Varsovie :

Il s’agit de présenter les résultats des études théoriques concernant les collisions et leur impact dans le milieu planétaire. Les collisions étaient fréquentes au moment de la formation du Système planétaire. On peut étudier des cratères, formés dans le procédé d’impacts, de différentes façons : on fait la statistique des cratères sur les surfaces des satllites glacés ainsi que celles des planètes rocheuses. Autrement dit, on compte la densité des cratères et on compare leurs dimension. Ensuite on étudie le processus de formation des cratères au laboratoire : la vitesse d’impact qui est de plusieurs dizaines de mètres par seconde à plusieurs dizaines de kilomètres seconde. Enfin, il y a le troisième chemin : les études théoriques dont les résultats peuvent être visualisés. Un film concernant l’impact au noyau cométaire sera présenté.

« Les risques associés aux impacts des astéroïdes géocroiseurs » par le Pr Marcello Fulchignoni, Université Paris 7, Laboratoire d’Etudes Spatiales et d’Instrumentation en Astrophysique (LESIA) de l’Observatoire de Paris : Les astéroides géocroiseurs constituent une population de petits corps qui proviennent des la ceinture des astéroides et qui a des liaisons très strictes avec les météorites. On analysera les traces des les collisions dans le passé avec la Terre en déduisant les probabilités d’un impact future et en discutant les conséquences naturelles et sociales d’un événement pareil.

- Jeudi 14 octobre, à 18h, Salle de l’Atelier de l’Observatoire de Paris : « Grandes catastrophes cosmiques : la vie sur Terre et sur Mars » par le Pr Aleksy Bartnik, Institut de Physique Théorique, Université de Varsovie : Apres une courte caractéristique des deux planètes, je présenterai les données, qui suggèrent fortement l’existence abondante de l’eau sur Mars et aussi les résultats de recherche sur le météorite (***), qui pourraient indiquer l’existence de la vie sur Mars il y a 3 milliards d’années.

Le scénario possible de l’évolution des deux plan ?tes pouvant supporter la vie sera la seconde partie de ma conférence : Lors de la naissance du Système solaire, Terre et Mars seulement avaient une atmosphère (sans oxigène et dominée par dioxyde de carbone) et la température propices à l’apparition de la vie. En ces temps il y avait un échange de matière entre Mars et la Terre par éjections des débris lors de bombardements par les météorites. J’exposerai les arguments en faveur de l’hypothèse, que la vie est apparue d’abord sur la Terre et que Mars a été « infectée » par la vie terrestre. Donc au début les deux planètes avaient le même type d’organisme vivants (bases sur ADN et les aminoacides etc.). Après un milliard d’années, la vie a « inventé » la photosynthèse, ce qui eut des effets secondaires : l’atmosphère est devenue riche en oxygène et pauvre en gaz carbonique. L’effet de serre a pratiquement cessé d’opérer et les températures se sont drastiquement abaissées. Sur Terre, comme sur Mars, toute l’eau s’est transformée en glace. De cette catastrophe la Terre seulement a pu se remettre mais Mars est reste figée dans la glace pour toujours. La vie y a largement cessé et avec le temps la planète a perdu presque toute son atmosphère.

« Les impacts météoritiques dans le système solaire » par François Colas, chargé de recherche au CNRS/IMCCE/Observatoire de Paris. Nous savons que les planètes de notre système solaire se sont formées grâce à l’accrétion de planètésimaux il y a plus de quatre milliards d’années. Fort heureusement le nombre d’impacts a diminué depuis. Nous avons la chance depuis quelques années d’avoir des images détaillées de nombreux corps du système solaire où nous retrouvons des traces d’impacts. Nous ferons donc une description de l’impactisme dans le système solaire, depuis la chute de la comète SL9 sur Jupiter jusqu’aux pluies d’étoiles filantes sur Terre. Cette connaissance permet de dater des surfaces planétaires et de mieux estimer le risque d’impact sur Terre.

- Samedi 16 octobre à 17h dans la tente des conférences du Village des Sciences au jardin du Luxembourg : « Le passage de Venus- une vision europeenne » avec le Pr Pawel Rudawy, Université de Wroclaw et le Dr Jean-Eudes Arlot, CNRS/ Institut de Mécanique Céleste et de Calcul des Ephémérides/Observatoire de Paris.

Le passage de Vénus devant le Soleil a été l’occasion aux XVIIe, XVIIIe, XIXe et XXIe siécles d’un rendez vous entre science et société, chaque fois pour des raisons différentes. Le passage du 8 juin 2004 a donné lieu à des observations dans le monde entier à partir d’une initiative européenne. La France et la Pologne ont été les deux pays rassemblant le plus d’observateurs : une valeur de l’Unité astronomique a été déduite des observations réalisées, montrant l’étonnante précision des mesures effectuées.

Entrée libre dans la limite des places disponibles (50 places assises). Renseignements : Service de la communication
- tel : 01 40 51 21 55 / 20 29 - service.communication@obspm.fr)

les vendredi 15, samedi 16 et dimanche 17 octobre

Au Jardin du Luxembourg, dans le 6 e arrondissement, l’Observatoire de Paris participe au Village des sciences organisé comme chaque année par le Ministère délégué à la Recherche. Le stand présentera en avant-première quelques extraits de l’exposition « Au delà de la Terre » qui se tiendra en fin d’année dans l’enceinte de l’Etablissement (Paris 14e). Cette exposition se propose de revenir sur l’exploration planétaire européenne en prise avec une actualité particulièrement dense en cette année 2004. A l’affiche, les quatre grandes missions européennes : deux missions vers Mars (Mars Express) et Saturne (Cassini-Huygens) arrivées à destination, une autre lancée vers une comète (Rosetta), une quatrième en partance pour Vénus en 2005 (Venus Express). Impliqué dans chacune de ces missions de haute technologie dans le cadre de coopérations internationales, l’Observatoire de Paris rend compte des enjeux soulevés et du bouleversement des connaissances attendu des observations recueillies.

Entrée libre. Le vendredi pour les scolaires. Les samedi et dimanche : tous publics
De 9h30 à 13h et de 14h à 18h.

le vendredi 15 de 9h à 17h (réservé aux scolaires)
et
le samedi 16 octobre de 14h à 18h (tout public)

A Meudon sur son campus, 5 place Jules Janssen (92195), un parcours présentera quelques-uns des multiples aspects du métier d’astronome/astrophysicien, emmenant le visiteur au plus près de la recherche :
- petit tour dans les laboratoires où s’élaborent les « manips » à la pointe de la science en astronomie et astrophysique,
- exposition au Château sur les moyens d’observation actuels, maquettes du VLT (Very Large Telescope) et du CFHT (Canada France-Hawaï Telescope),
- mini-expo sur la radioastronomie à Nançay, dialogue avec les scientifiques sur l’actualité des sciences…

La journée du vendredi 15 octobre est réservée aux scolaires (sur réservation). La journée du samedi 16, de 14h à 18h, est tout public.

Attention, il ne sera pas possible d’entrer sur le site en voiture. Merci de se garer à l’extérieur de l’Observatoire et du parc de Meudon.

Le samedi 16, l’entrée du site se fera par le jardin public : aller au fond du parc, grille d’entrée à droite, devant le Château neuf. Le parcours commencera donc par la salle Uranie où seront exposées les maquettes de deux des stations d’observation actuellement utilisées par les astronomes et astrophysiciens de l’Observatoire de Paris.

Avec la participation des équipes de recherche suivantes :
- l e Département Galaxies, Etoiles, Physique et Instrumentation (GEPI),
- l’Institut de Mécanique Céleste et de Calcul des Ephémerides (IMCCE)
- le Laboratoire d’Etude du Rayonnement et de la Matière en Astrophysique (LERMA)
- le Laboratoire d’Etudes Spatiales et d’Instrumentation en Astrophysique (LESIA)
- le Laboratoire de l’Univers et de ses Théories (LUTH)
- le département Systèmes de Référence Temps-Espace (SYRTE)
- l’Unité scientifique de Nançay USN (radioastronomie).

Conférences grand public, samedi 16 octobre, de 14h à 18h. Amphithéâtre du LAM, bât. 18, sur le campus de Meudon :

- 14h : William Thuillot, Directeur de l’Institut de Mécanique Céleste et de Calcul des Ephémérides (IMCCE), « L’IMCCE et l’exploration du système solaire »

- 15h : Daniel Egret, Astronome, Président de l’Observatoire de Paris, « L’Observatoire de Paris aujourd’hui » L’Observatoire de Paris, grand pôle de recherche en astronomie-astrophysique a l’ambition de contribuer à répondre à quelques grandes questions de la science contemporaine. Cet exposé présentera les enjeux actuels des recherches à l’Observatoire et donnera quelques éclairages sur les activités actuelles de l’établissement dans le domaine de la recherche, de la formation et de la diffusion de la culture scientifique.

- 16h : en attente de confirmation

- 17h : Chantal Balkowski, astronome, Département Galaxies, Etoiles, Physique et Instrumentation (GEPI), « Des étoiles aux galaxies »

Entrée sur réservation pour les scolaires le vendredi 15 octobre, de 9h à 16h : inscriptions par téléphone au 01 40 51 21 55 ou 23 01 ou par e-mail : service.communication@obspm.fr

Entrée libre pour le grand public le samedi 16, de 14h à 18h. Renseignements : Service de la communication (tel : 01 40 51 21 55 / 23 01 ou service.communication@obspm.fr)

le samedi 16 et le dimanche 17 octobre

A Bourges au Pavillon d’Auron, rue René Ménard (18000), l’Observatoire de Paris tiendra un stand les au Village des sciences organisé par Centre Sciences (CCSTI de la région Centre). Il présentera au public à travers une mini exposition le patrimoine scientifique exceptionnel qu’il détient en radioastronomie sur le site de Nançay et lui fera découvrir le type d’observation très particulier qui y est mené en lui montrant des images du Soleil prises en direct du radiohéliographe. Entrée libre.

le dimanche 17 octobre, de 14h à 18h

A Nançay sur sa Station de radioastronomie (18330) l’Observatoire de Paris ouvrira les portes de sa station et proposera aux visiteurs une façon originale de parcourir les quelque 150 hectares… en calèche, un moyen de locomotion affranchi des interférences nuisibles aux observations menées sur le site. Les visiteurs pourront également participer à un Café des sciences installé aux pieds des antennes.

Entrée libre. Renseignements par tél. au 02 48 51 82 41 ou par mél communication@obs-nancay.fr

Mis à jour le 28 mars 2008
 
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